Un mardi soir, j'ai ouvert le dossier Photos de 2019. Windows m'a répondu que le disque n'était plus accessible. Vacances, scans des papiers, un tableur tenu depuis des années : tout était dans Documents, sur le même disque que le système. La copie d'un autre dossier a suivi le disque.
Une clé USB au fond d'un tiroir m'a rendu une partie des photos. Le tableur est resté introuvable. Depuis, je répartis mes fichiers autrement. Voici la méthode que je tiens encore les semaines chargées.
Les points à retenir
- Une copie sur le même disque que l'original disparaît avec lui.
- Trois jeux de fichiers, deux types de supports, une copie hors de la maison.
- Le disque externe absorbe les gros volumes. Le stockage en ligne couvre le vol et l'incendie.
- Une sauvegarde qui dépend de la mémoire saute un mois, puis trois.
- La restauration d'un ancien fichier, dans un autre dossier, est le seul vrai contrôle.
- Photos, papiers, archives mail et exports de comptes passent avant les installateurs.
Quand tout repose sur un seul disque
Si les deux versions habitent le même matériel, vous n'avez qu'une version. J'ai mis du temps à l'admettre. Mes dossiers étaient pourtant bien nommés.
Le jour où le matériel cesse de répondre
Un disque dur mécanique griffe, puis se tait. Un SSD s'arrête souvent sans bruit. Le PC démarre encore, ou plus du tout, et le dossier est vide. J'ai vu ça chez deux proches, puis chez moi. À chaque fois, les fichiers étaient bien rangés. Un composant mort ignore le rangement.
Le programme qui chiffre les fichiers parcourt les lecteurs visibles. Le disque branché en permanence en fait partie. Le mien ne reste relié que le temps de la copie. Puis il retourne au tiroir.
Le sac volé emporte la machine et le petit disque glissé dans la poche avant. Une copie qui reste à la maison couvre ce cas. Celle qui voyage avec vous couvre la panne du disque interne.
Ce qui part en premier
Les photos viennent en tête. Autour, le quotidien numérique pèse autant :
- scans de papiers, baux et factures ;
- mails locaux et leurs pièces jointes ;
- tableurs de budget, de stock, de suivi ;
- exports de contacts, de calendrier, de favoris ;
- textes en cours, absents des brouillons en ligne.
Les installateurs et le dossier Téléchargements se reconstituent plus tard. Je les laisse pour la fin.
Trois copies, deux supports, un autre lieu
Cette répartition est la plus claire que j'aie tenue dans la durée. Elle date de la panne du tableur.
Comment je répartis les jeux de fichiers
L'original reste le fichier de travail. Le deuxième jeu part sur un disque externe, le dimanche. Le troisième quitte la maison. Dossiers légers en ligne. Photos volumineuses sur un disque déposé chez un parent, une fois par trimestre.
Deux disques achetés le même jour, rangés dans le même tiroir, vieillissent ensemble. D'où le mélange : un disque à la maison, une copie ailleurs. Incendie, dégât des eaux, cambriolage : le bureau peut se vider d'un coup. La copie qui dort ailleurs reste lisible.
L'ordre que je suis pour ne rien oublier
Copier le disque entier m'a déjà coûté un après-midi. La copie casse au milieu. Je ne sais plus, ensuite, ce qui est à jour. L'ordre suivant tient sur un papier près de l'écran.
- Dossiers de travail de la semaine.
- Photos et vidéos nouvelles, sans recopier les années déjà parties.
- Scans administratifs et dossiers comptables.
- Archives mail et exports de contacts.
- Un pense-bête indiquant où se trouve le mot de passe de la sauvegarde.
Quand le temps manque, je fais les deux premières lignes. Je note le reste au crayon, sinon il disparaît de ma tête.
Où poser la sauvegarde au quotidien
Le bon support est celui que vous brancherez vraiment. J'ai lâché une usine à gaz au bout de dix jours. Le mot de passe était déjà perdu.
Quatre façons de stocker
| Support | Utile surtout pour | Limite à connaître | Rythme réaliste |
|---|---|---|---|
| Disque externe | Gros volumes, photos, vidéos | Branché en continu, il subit le même chiffrement que le PC | Chaque semaine |
| Clé USB | Papiers et petits exports | Se perd, se remplit, s'use | Après chaque dossier sensible |
| Stockage en ligne | Vol, incendie, lecture ailleurs | Débit, espace compté, compte à protéger | Automatique, dossiers légers |
| Disque chez un proche | Copie physique hors du domicile | Mise à jour manuelle, facile à oublier | Chaque trimestre |
Le disque d'abord, puis la copie distante
Branchement, copie, éjection, tiroir. Le geste se voit. C'est pour ça que je commence par le disque externe. La clé USB garde les scans du mois. Laissée au travail, elle devient déjà une copie hors de la maison.
Le stockage en ligne m'a sorti d'un déplacement. Le contrat dont j'avais besoin était resté avec le disque, à la maison. J'y mets l'administratif, les tableurs courants, les textes. Les photos restent sur le disque : l'envoi du soir n'allait jamais au bout.
Le compte a un mot de passe long, différent de la messagerie. L'accès en deux étapes est activé. J'avais remis ce réglage à plus tard. Une alerte de connexion inconnue a clos le sujet le soir même. Rien n'avait fui.
Mettre la copie en pilote automatique
Une sauvegarde qui dépend de ma mémoire finit par sauter. L'hiver où je voyageais, six semaines ont filé. La panne est tombée dedans.
Le créneau du dimanche
18 h. Le disque est sur le bureau. La copie part seule, je fais autre chose à côté. À la fin, j'ouvre le journal. S'il y a un fichier sauté, je note le nom. Puis j'éjecte.
En ligne, seuls deux dossiers se synchronisent : Administratif et En cours. Le jour où j'ai envoyé tout le profil, doublons et brouillons ont suivi. Impossible de dire quelle version faisait foi.
L'historique des fichiers de Windows, comme plusieurs outils gratuits, copie un dossier à heure fixe. Quatre points me suffisent : des sources explicites, une destination claire, un journal lisible, plusieurs dates conservées. Trois ou quatre versions évitent d'écraser la bonne copie avec un fichier déjà abîmé.
Le test de restauration
Une copie sans message rouge m'a déjà trompé. Le devis avait la bonne taille. À l'ouverture, le contenu était illisible. Le fichier était encore ouvert au moment de la copie, écrit à moitié.
Une fois par mois, je bloque dix minutes.
- Prendre un fichier vieux d'un mois au moins, dans un dossier différent à chaque fois.
- Le restaurer dans un dossier temporaire, jamais par-dessus l'original.
- L'ouvrir, images comprises, et contrôler la date.
- Effacer le temporaire, puis ranger le disque débranché.
Une étape qui rate rend la sauvegarde décorative. Je corrige le réglage avant d'ajouter de nouveaux dossiers.
Les trous qui rendent une sauvegarde inutile
Le message « terminé » parle de la tâche lancée. Il laisse souvent des dossiers de côté. En changeant de PC, j'avais les photos. Les mails locaux étaient restés sur l'ancienne machine.
Les emplacements oubliés
Documents, Images, Musique, Vidéos : beaucoup d'outils s'arrêtent là. Bureau et Téléchargements manquent parfois. Les pièces jointes, elles, y atterrissent souvent.
Les mails d'un logiciel installé vivent dans un dossier de profil, loin de Documents. Les favoris du navigateur aussi. Je les ajoute une fois dans les sources. Ensuite je vérifie qu'ils grossissent d'une sauvegarde à l'autre.
Avant le dimanche, je ferme les logiciels de travail. Un fichier ouvert est sauté, ou copié incomplet. Deux secondes. Elles m'ont évité un second devis illisible.
Protéger le support lui-même
Un disque en clair, perdu dans un train, promène toute la maison. Je chiffre le disque. Le mot de passe vit dans le gestionnaire, et sur une feuille rangée avec les papiers de famille, hors du sac de l'ordinateur.
Je conserve plusieurs dates. Découvrir jeudi qu'un fichier a été écrasé lundi demande la version du dimanche d'avant. Les gros médias de plus de six mois dégagent. Les dossiers administratifs restent plus longtemps.
Le dimanche qui évite la mauvaise soirée
Un plan parfait peut attendre. Branchez un disque, copiez le travail de la semaine et les photos de l'année, éjectez, rangez le disque hors de la sacoche. La semaine d'après, ajoutez les scans. Le mois d'après, restaurez un ancien fichier et ouvrez-le.
La panne, le vol ou l'écrasement arrivent un jour ordinaire. La copie que vous avez déjà rouverte une fois transforme cet après-midi en contrariété. L'autre scénario, je le connais : une soirée à fouiller un tiroir, en espérant qu'une vieille clé s'y trouve encore.
Questions fréquentes
Une copie dans un autre dossier du PC suffit-elle ?
Les deux dossiers partagent le même disque. Panne, chiffrement et vol les emportent ensemble. Placez un jeu de fichiers sur un autre support, et un autre jeu hors de la maison.
Faut-il sauvegarder tout le disque système ?
Les dossiers personnels couvrent le risque du quotidien. L'image complète sert à retrouver Windows et les logiciels tels quels. Elle pèse lourd et vieillit vite : je la fais deux fois par an, en plus des copies de dossiers.
Le stockage en ligne remplace-t-il le disque externe ?
Il couvre l'incendie, le vol et la lecture loin de chez vous. Le disque garde les volumes. La copie en ligne garde les documents qui doivent survivre même si le bureau est vide.
À quelle fréquence lancer la sauvegarde ?
Chez moi, les dossiers de travail partent chaque dimanche. Les photos de l'année suivent le même rythme. Le disque déposé chez un proche tourne une fois par trimestre. Choisissez un créneau assez court pour être encore là dans deux mois, avec un test d'ouverture de temps en temps.